Séminaire de recherche

BanderoleGOuveole

LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, CONVERGENCES ET DIVERGENCES DES PRATIQUES

TERRITORIALES À L’ÉCHELLE MONDIALE

Le mercredi 25 et le jeudi 26 avril 2018 à Lausanne (CH)

RÉSUMÉ

Dans le cadre de la valorisation des activités du projet FNS Gouvéole « Gouvernance territoriale de l’activité éolienne », l’institut insit organise les 25 et 26 avril 2018 à Lausanne un séminaire de recherche portant sur les processus territoriaux de mise en place de la transition énergétique. Organisé en partenariat avec le Conseil québécois d’études géopolitiques, avec le soutien de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et du Département EC+G de la HEIG-VD, ce séminaire de deux jours réunit des chercheurs travaillant sur l’analyse des projets énergétiques en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et en Afrique. Il a pour objectif de dresser un panorama des convergences et divergences des pratiques à l’œuvre dans différents territoires et des modalités de régulation mises en place pour assurer cette transition énergétique. Il aborde la question selon deux axes principaux : d’une part, les stratégies institutionnelles mises en place et, d’autre part, les effets de la mise en œuvre de ces stratégies sur les territoires.

Un ouvrage collectif issu des travaux de ce séminaire est prévu.

Le nombre de places est limité par le format de la manifestation. Si vous souhaitez y participer, nous vous remercions de motiver votre participation via le formulaire ci-dessous

Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l’énergie vers des systèmes plus durables apparaissent comme l’une des grandes évolutions structurelles de ce début de millénaire. Cependant, malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, agence internationale de l’énergie, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents sur la transition énergétique dans une conception écologique plus globale de ces enjeux, une grande hétérogénéité de pratiques se déploie dans les différents pays du monde et des régions. Que ce soit à travers la mise en place de nouveaux marchés libéralisés, l’absence de régulation territoriale, des interventions autoritaires des États, etc., l’observation des pratiques de mise en œuvre de la transition énergétique met en lumière sous un vocable commun mondialisé une multiplicité de manières de voir et de faire. Celles-ci peuvent alors s’interpréter à l’aune des pratiques économiques et de marché en place, des structures politiques et institutionnelles des pays, de la capacité des États à les légitimer et les traduire en politiques publiques et des instruments usuels de régulation socioéconomique, institutionnelle et territoriale en place ou nouvellement créés.

Depuis une dizaine d’années, de nombreux colloques en sciences sociales traitent des enjeux liés à la transition énergétique. Certains se focalisent sur les différentes définitions de cette notion, sur les acteurs impliqués, sur les expériences et pratiques territoriales, sur ses relations avec la transition écologique, sur les techniques de production, les enjeux et les impacts dans différents secteurs (habitat, transports, etc.) ou encore les instruments de mesure.

Dans ce contexte, ce premier séminaire propose de réunir une dizaine de chercheurs issus de différents pays et menant des recherches sur les pratiques territoriales de la régulation énergétique face au tournant énergétique. Organisé dans le cadre des activités de finalisation du projet FNS Gouvéole, ce séminaire de deux jours a pour objectif de dresser un panorama des convergences et divergences des pratiques à l’œuvre dans différents territoires et des modalités de régulation mises en place pour assurer cette transition énergétique. Il aborde la question selon deux axes principaux : d’une part, les stratégies institutionnelles mises en place et, d’autre part, les effets de la mise en œuvre de ces stratégies sur les territoires.

Le premier axe traite des pratiques institutionnelles et organisationnelles de la transition énergétique. Il met ainsi en exergue les effets de standardisation et de mimétisme entre cadres de régulation engendrés par les pratiques des grandes instances internationales et de coopération horizontale entre territoires. Les politiques publiques mises en place, leur cohérence avec d’autres politiques sectorielles (environnement, aménagement du territoire, développement économique, etc.) ou encore les instruments d’organisation du marché de la production énergétique renouvelable constituent quelques-uns des questionnements abordés dans cet axe.

Le second axe questionne les effets de la mise en exploitation des ressources renouvelables sur les territoires d’implantation des infrastructures de production. Comment les rivalités de contrôle territorial des ressources concernées (vent, eau, sol, paysage, etc.) générées par l’implantation de ces nouvelles activités sont-elles régulées ? En quoi les procédures et processus de territorialisation qui se déploient localement présentent-ils des convergences ou des divergences significatives ? Ces pratiques modifient-elles en profondeur les milieux de vie des populations, les paysages et l’environnement ? Une multitude d’acteurs publics et privés peuvent être tentés de s’approprier les territoires richement dotés, et subséquemment d’entrer en conflit avec les populations vivant sur ces territoires en vue de la maîtrise de ces ressources.

De manière générale, la croissance de nos sociétés, dont le modèle économique est toujours basé sur la consommation énergétique, assure une demande en constance augmentation, qui contribue à mettre les territoires riches en gisements énergétiques renouvelables en position de force non seulement sur les marchés d’une façon générale, mais aussi vis-à-vis de certains de leurs clients. Dans le même temps, un débat s’installe, du niveau planétaire au niveau local, sur la transition énergétique nécessaire, voire indispensable, pour les uns, mais seulement souhaitable et envisageable pour les autres.

MERCREDI 25 AVRIL 2018

Session 1 : Convergences et divergences dans les pratiques institutionnelles et organisationnelles de la transition énergétique

  • Le régime institutionnel de l’éolien en Suisse : enjeux de cohérence autour des stratégies d’élaboration et de mise en œuvre, Pierre-Henri Bombenger (HEIG-VD, Suisse) et Marie-Joëlle Kodjovi (HEIG-VD, Suisse) 
  • La politique EnR française et ses évolutions récentes : l’enjeu du financement participatif, Alain Nadaï (CIRED, France) et Arnaud Assié (CIRED, France)
  • Marchés du carbone dans le nord-est nord-américain : convergences et divergences, Pierre-Olivier Pineau (HEC Montréal, Canada)
  • Les régimes institutionnels d’infrastructures de réseaux : proposition de cadre d’analyse pour une évaluation de la durabilité infrastructurelle des processus de libéralisation du secteur électrique, Stéphane Nahrath (UNIL – IDHEAP, Suisse), Frédéric Varone (UNIGE, Suisse) et Géraldine Pflieger (UNIGE, Suisse)
  • La Chine face au défi de la transition énergétique : politiques publiques et impacts socio-spatiaux, Sébastien Colin (INALCO, France – Chine)
  • La transition énergétique est-elle en marche en Asie du Sud-Est ?, Éric Mottet (UQAM, Canada)

 

Débat de synthèse de la journée

  • Quelles convergences et divergences dans les pratiques institutionnelles et organisationnelles de la transition énergétique ? Animation : Corinne Larrue (UPEC, France), Pierre-Henri Bombenger (HEIG-VD, Suisse) et Eric Mottet (UQAM, Canada)

 

JEUDI 26 AVRIL 2018

Session 2 : Convergences et divergences dans les effets de la mise en exploitation des ressources renouvelables sur les territoires d’implantation des infrastructures de production

  • L’énergie, entre régimes institutionnels et transition politique, Yann Fournis (UQAR, Canada)
  • Développement hydroélectrique et gouvernance de l’eau, Frédéric Lasserre (ULAVAL, Canada)
  • Les raisons du retard français dans la transition énergétique. Apports de l’approche géopolitique, Phillippe Subra (Université Paris 8, France)
  • Dépasser les conflits infrastructurels : l’éolien comme bien commun, un enjeu de territorialisation de l’activité en Suisse, Pierre-Henri Bombenger (HEIG-VD, Suisse) et Adeline Cherqui (HEIG-VD, Suisse)

 

Débat de synthèse de la journée

  • Quelles convergences et divergences dans les effets de la mise en exploitation des ressources renouvelables sur les territoires d’implantation des infrastructures de production, Animation : Corinne Larrue (UPEC, France), Pierre-Henri Bombenger (HEIG-VD, Suisse) et Eric Mottet (UQAM, Canada)

 

Synthèse du séminaire

  • Synthèse des convergences et divergences de pratiques à l’échelle mondiale et mise en perspective, Corinne Larrue (UPEC, France), Pierre-Henri Bombenger (HEIG-VD, Suisse) et Eric Mottet (UQAM, Canada)
  • Mise en perspective : Corinne Larrue  (UPEC, France)

Organisé avec le soutien de

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